Jean-Charles Remicourt-Marie

© Jean-Charles Remicourt-Marie, Klankstelsel, 2014, 27 x 25 x 21 cm. Photo Michèle Gottstein.

Jean-Charles Remicourt-Marie
Hérouville-Saint-Clair, France

Démarche

La démarche de Jean-Charles Remicourt-Marie s’inscrit au seuil de l’art, de l’architecture et de l’investigation historique. À la recherche d’un langage formel adapté à l’espace public, il réalise des sculptures et des maquettes en dialogue avec l’histoire de l’utopie architecturale, en tant qu’explosion intellectuelle convoquant un nouvel imaginaire à découvrir.

Au sein de ses projets, il explore des formes architecturales spécifiques à certaines doctrines politiques. Sa démarche consiste à révéler comment un projet sociétal, qu’il soit humaniste ou autoritaire, déploie un langage formel dans l’espace public. La finalité de son travail est d’envisager le patrimoine architectural d’un territoire non pas comme une succession de strates historiques, distinctes les unes des autres, mais plutôt comme un tissu continu dans le temps et l’espace. Dans cette perspective, son travail de sculpture se nourrit des échos et des contradictions esthétiques portés par des lieux ou des sites, afin d’en révéler les continuités ou les ruptures politiques.

Il travaille principalement à partir de références à l’histoire de l’utopie, notamment à la Cité idéale de Claude Nicolas Ledoux ou aux éco-quartiers durables futuristes de Vincent Callebaut. Célèbres pour leur dimension sociale et pour leur capacité à proposer de nouveaux modes d’existence, ces projets génèrent un langage formel en rupture avec les modèles standardisés de leur époque, une nécessité, selon Jean-Charles Remicourt-Marie, pour développer un imaginaire utopique et rigoureux.

Projet

Dans le cadre du Symposium, il réalisera des pièces dont le format entretiendra un dialogue avec l’histoire de l’utopie. Pour ce faire, il souhaite jouer avec cet héritage formel en réalisant une succession de sculptures qui seraient proposées comme des maquettes de projets de plus grande envergure. Accompagnées de plans, de photomontages et de dessins, les maquettes serviront à imaginer un espace immersif, permettant de transmettre au spectateur le processus dynamique d’où surgit de l’utopie.

De cette manière, les utopies passées et futures apparaissent comme autant de formes vivantes, invitant le spectateur à se sentir interpellé par des questionnement actuels cruciaux.

Biographie

Jean-Charles Remicourt-Marie détient un diplôme de maîtrise en arts visuels de l’École supérieure d’arts & médias de Caen. Son travail a été présenté au Tama Art Museum de Tokyo (Japon, 2015), à la Biennale des jeunes artistes européens de Mulhouse (2015). En 2016, il a réalisé deux commandes publiques Déversoir et Module #0 dans la région Aquitaine, en France. Il a participé aux résidences Caraminot, Usine Utopik et Caza d’Oro en France au cours de l’année 2016. En 2017, il était un artiste accueilli en résidence par le centre d’art l’Œil de poisson au Complexe Méduse.

Portrait de l’artiste             Photo: Marie-Blanche Pron
© Jean-Charles Remicourt-Marie, Déversoir (maquette) 2015, 40 cm (diamètre). Photo avec l’aimable concours de l’artiste.
© Jean-Charles Remicourt-Marie, Pièces à conviction, 2014, collection d’insignes de la police française, 12 cm (diamètre) chacun. Photo Michèle Gottstein.
© Jean-Charles Remicourt-Marie, Peinture de guerre # 1, 2014, peinture murale, dimension variable. Photo Michèle Gottstein.
© Jean-Charles Remicourt-Marie, Module # 0, 2016, 180 x 180 x 200 cm. Photo avec l’aimable concours de l’artiste.