Marie-Christiane Mathieu

Née à Montréal.   Vit et travaille à Québec et Montréal (Québec).

BIO

De 2012 à 2016, dans le cadre du projet « Musique de char », l’autoroute 20 et la Transcanadienne furent les terrains de recherche et de création de Marie-Christiane Mathieu. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions dans différents musées et galeries aux États-Unis, en Allemagne et en Autriche ainsi qu’au Mexique et au Brésil. Depuis 2008, elle est professeure à l’École des arts visuels de l’Université Laval.

DÉMARCHE

Mathieu fait de la route son terrain de recherche. Elle explore l’idée de la bulle communicante dans laquelle chaque individu vit ce que Mathieu nomme l’aître (aire + être). Les œuvres qu’elle crée s’imprègnent des phénomènes liés à la mobilité et aux migrations de toutes sortes. Elle parcourt et étudie le paysage à travers ses formes visuelles et sonores en provoquant des rencontres inattendues entre des éléments souvent incompatibles.

En général, ses projets se manifestent à travers la construction de dispositifs. Ceux-ci incluent le lieu où elle s’installe, les activités quotidiennes qu’elle y développe, les outils et les appareils qu’elle apporte ou fabrique, les collaborateurs et finalement le public qui offre son point de vue sur le travail qui s’élabore. Cet ensemble contribue à générer des enjeux reliés à des questions d’ordres social, économique, politique, esthétique, propres au contexte et à la situation créés.

PROJET

En utilisant son laboratoire sur roue, l’artiste revêt le rôle de l’ethnologue qui analysera les éléments périphériques invisibles présents sur le terrain pour trouver les indices d’une archéologie alternative voire fictive de Baie-Saint-Paul. À bord de son camion, mais aussi à pied ou à bicyclette, elle parcourra chaque jour les alentours avec une panoplie d’appareils : scanneur de fréquences radio, camera obscura, magnétophone, imprimante photo, etc.

Au fur et à mesure, l’espace deviendra documentaire. Tous les dessins, photographies, cartes géographiques et topographiques, documents éphémères, objets glanés ou construits seront disposés sur les murs autour de son espace de travail et d’accueil du public. Le projet se conclura par la création d’une boîte/livre d’artiste à édition limitée. Celle-ci reprendra les modalités de la Boîte verte de Marcel Duchamp en y intégrant notes, photos, croquis, captures sonores et objets qui contribueront à induire cette fiction archéologique.

Courtoisie de l’artiste

Musique de char / toujours plus à l’ouest, 2016, projection vidéo sur écran de bois, photo Richard Max Tremblay