Performance de Diane Landry au Symposium

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Photo : Marie-France Thérien

LA MORUE
Performance de l’artiste Diane Landry
Vendredi 14 août à 16h30

Récipiendaire de la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2014 et, plus récemment, de la prestigieuse bourse Guggenheim de la fondation américaine John Simon Guggenheim Memorial Foundation, Diane Landry est l’invitée du 33e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul.

Née en 1958 au Cap-de-la-Madeleine, Diane Landry a toujours un atelier à Québec, au Canada. Elle a d’abord étudié les sciences naturelles et travaillé dans le domaine de l’agriculture pendant cinq années. À l’âge de 25 ans, elle a pris une autre direction, estimant qu’il serait plus facile de changer le monde avec une carrière en arts plastiques. Landry détient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Laval à Québec (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University en Californie (2006).

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Chine et en Australie où elle a également présenté son travail en performance. Landry a été artiste en résidence à New York, à Montréal, au Banff Centre (Alberta), à Buenos Aires (Argentine), à Marseille (France) et à Utica (New York). En 2009, le Musée d’art de Joliette, au Québec, a publié une monographie soulignant la première rétrospective de son œuvre : Les défibrillateurs. Sa première rétrospective aux États-Unis, The Cadence of All Things, a été présentée au Cameron Art Museum à Wilmington (Caroline du Nord). Landry est représentée par la Galerie Michel Guimont (Québec) et la Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

« Parmi les clous de la soirée, il fallait voir la valse de scratch visuel de Diane Landry. À partir de deux tables tournantes sur les plateaux desquelles elle dépose des objets domestiques éclairés latéralement, des ombres portées ondoyantes se déforment à l’écran de cinéma de photogrammes cinétiques. “Mixant” ces ombres à la manière d’un DJ, Landry opérait dos à l’assistance, composant des tableaux en remplaçant constamment les objets. Ici, les références tant à la photographie qu’à la culture du tourne-disque supportaient, froissements sonores du grattage de l’aiguille inclus, une performance uniquement essoufflée par les limites formelles des projections obtenues. Une belle idée. »

Bernard Lamarche, « Place à la performance » (extrait), Le Devoir, Montréal, 15 juillet 1997.

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