Laurent Gagnon

Né à Québec. Vit et travaille à Québec.

BIO

Laurent Gagnon détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2002). Sculpteur, il travaille aussi avec les techniques d’impression. Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives au Québec, au Canada et à l’échelle internationale. L’artiste démontre un intérêt marqué pour l’art public sous toutes ses formes et réalise plusieurs œuvres dans le cadre du Programme d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du Gouvernement du Québec.

DÉMARCHE

L’approche du politique en art chez Gagnon s’inscrit dans une perspective de mise en vue d’objets allégoriques. Ces objets opèrent un décalage, une zone floue par rapport à nos attentes, en présentant des qualités plastiques et esthétiques qui les transfigurent et les élèvent au rang de symboles. En revisitant les objets du quotidien, l’artiste incite à poursuivre une réflexion sur le monde qui nous entoure. Par l’accumulation d’objets trouvés, il aborde le thème de la consommation et des processus aliénants qui s’y rattachent.

Les enjeux politiques le fascinent et le dégoûtent. Face à la politique actuelle, il y a souvent ce sentiment d’être dépossédé d’un quelconque pouvoir d’action sur le cours des choses. C’est pour contrer cette léthargie que l’action symbolique opérée par le jeu ouvre une brèche. Le jeu crée une mise à distance qui nous offre un détachement par rapport aux formes de dominations établies.

 

PROJET

Gagnon souhaite réaliser diverses interventions dont le fil conducteur est le jeu. Le déclencheur peut se trouver dans un jeu de mots ou dans un jeu existant transposé en sculpture ou en installation. Ainsi, Baliser l’arène propose le prolongement d’un équipement d’arpenteur-géomètre alors que L’échiquier mondial incarne une mappemonde où les continents sont représentés par des carrés de différentes teintes.

D’inextricables enjeux reproduit un jeu de Mikado. Chaque bâtonnet surdimensionné se transforme en javelot. En engageant de nouvelles compositions de bâtons, le public recrée – métaphoriquement – les enjeux enchevêtrés de ce monde. Par la suite, les bâtons sont retirés un à un comme pour dénouer la situation.

Photo Stéphanie Jones

Fireworks, 2017, acier et objets trouvés, Courtoisie de l’artiste