Frédéric Cordier

© Frédéric Cordier, Olfacto, de l'installation Ink, 2014, linogravure, 106 cm x 106 cm. Photo : Ivan Binet.
© Frédéric Cordier, Olfacto, de l’installation Ink, 2014, linogravure, 106 cm x 106 cm. Photo : Ivan Binet.

FRÉDÉRIC CORDIER
Montréal (Québec) et Lausanne (Suisse)

Démarche

Pour la composition de ses gravures, Frédéric Cordier s’inspire de photographies et d’observations effectuées à proximité de sites industriels. Ces visites lui permettent de s’imprégner de l’atmosphère qui en émane et de recomposer un paysage à partir de formes graphiques simplifiées évoquant une certaine abstraction et la reproduction de matériaux manufacturés.

Ces juxtapositions de motifs et de formes créent une ambiance irréelle où l’industrie lourde est associée à des phénomènes de visibilité plus évanescents, se traduisant en motifs psychédéliques et en compositions relevant de l’art optique et du pointillisme.

Projet

Lors du Symposium, l’artiste recomposera une vue portuaire intégrant des grues, bateaux et autres machineries à partir de linogravures de grandes dimensions autour du thème du conteneur, une icône servant de prétexte à créer de nouveaux motifs et une variété de textures.

Par opposition à l’infrastructure figée et immobile que représente l’usine, le conteneur incarne l’unité modale mobile de l’économie moderne. Conçu en fonction d’un transit facile, il incarne le flux constant de marchandises créé par les échanges commerciaux internationaux.

Cette même adaptabilité lui permet également d’être transformé en habitation lors de situations d’urgence ou assemblé sous forme de maisons d’architectes, autant de manifestations liées aux conditions de mobilités contemporaines.

Biographie

Né au Canada, Frédéric Cordier vit et travaille aujourd’hui entre Lausanne en Suisse et Montréal.

Il détient un baccalauréat en arts visuels de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), haute école de renommée internationale. Son projet de fin d’études est récompensé par le prix Ernest Manganel en 2008. Deux ans plus tard, il effectue une recherche axée sur le papier peint et sa mise en espace dans le cadre d’une maîtrise.

Il réalise des installations de papier peint, notamment dans la chapelle de Tell de Montbenon à Lausanne et dans des usines désaffectées à Tbilissi, en Géorgie, et à Paris. En 2011, il bénéficie d’une résidence de six mois à l’atelier du Canton de Vaud, à la Cité internationale des arts de Paris, où il travaille sur de grandes linogravures. Durant la même année, il se voit accorder une prestigieuse bourse culturelle de la Fondation Leenaards.

De retour au Québec, il présente une exposition individuelle à Engramme en décembre 2015. Il a aussi exposé à l’URDLA Centre international estampe et livre à Villeurbanne en 2013 et 2014.

Pour en savoir plus :

frederic-cordier.ca/

Photo : Andreas Zimmermann.
Photo : Andreas Zimmermann.
02_FC_CORDIER, INK._ 2015_Linogravures et installation_ Ivan Binet.
© Frédéric Cordier, Ink, 2015, installation et linogravures, dimensions variables. Photo : Ivan Binet.
03_FC_OLFACTO, INK._2014_Linogravure_106x106cm_Ivan Binet
© Frédéric Cordier, Olfacto, de l’installation Ink, 2014, linogravure, 106 cm x 106 cm. Photo : Ivan Binet.
© Frédéric Cordier, Chapelle de Tell revisitée, 2010, installation et papiers peints. Photo : Daniela Droz.
© Frédéric Cordier, Chapelle de Tell revisitée, 2010, installation et papiers peints. Photo : Daniela Droz.