Michael Love

Né à Chilliwack (Colombie-Britannique).   Vit et travaille à Vancouver (Colombie-Britannique).

BIO

Michael Love a étudié au University College of the Fraser Valley et à l’Emily Carr University of Art + Design ; il détient une maîtrise en beaux-arts (photographie) de l’Université Concordia, 2009. Il a été fondateur et co-conservateur de la Gallery 295. En plus de sa production artistique, Love est également enseignant en art au University College of the Fraser Valley et à l’Emily Carr University of Art + Design.

DÉMARCHE

Love se livre à une recherche sur l’histoire et les conflits. La philosophe et historienne Susan Buck-Morss écrit que les images médiatiques mettent les regardeurs en état de choc constant ; elle fait l’apologie d’un « système esthétique de conscience sensorielle » synesthésique qui rétablirait le sens original de l’esthétique, soit percevoir avec les sensations et voir le monde comme un système nerveux que nous avons en commun.

 

Love s’écarte de l’usage traditionnel de la photographie pure, utilisant plutôt le collage numérique pour créer ses œuvres. Cet usage du collage lui permet d’explorer les idées et le langage architecturaux par la juxtaposition de divers styles et formes, créant de nouvelles possibilités de dialogue autour d’un environnement bâti. S’intéressant aux récits historiques dans sa pratique, Love s’est penché sur la documentation et l’analyse de divers sites liés à la guerre froide. L’artiste pose un regard sur les vestiges de ce conflit comme indicateurs du potentiel et de l’échec humains.

PROJET

L’artiste utilise la photographie comme mode d’enregistrement et de compréhension des usages historiques et réorientés de ces sites signifiants. Les images révèlent les traces de leur passé de Guerre froide et rassemblent leurs origines politiquement chargées et leurs états actuels d’utilisation ou de déchéance. Allant d’abris antiatomiques au Canada à un camp pour enfants établi par Lénine en Crimée, en passant, notamment, par des bunkers construits par un gouvernement paranoïaque en Albanie, ce combat a laissé son héritage et sa marque physique partout dans le monde. Les thèmes sous-jacents de contrôle et d’agression chez Love visent à construire des représentations visuelles à partir de vestiges. Love s’intéresse à la création de liens entre différents sites et leurs points de vue intrinsèquement idéologiques. Voir les différents endroits que l’artiste a photographiés permettra au regardeur de faire les mêmes connexions que celles produites par Love dans ses nouvelles images.

Photo Karen Zalamea

Conference Room, 2011, impression jet d’encre, photo courtoisie de l’artiste